Si, avouons le, la Slovaquie n’est pas notre souci majeur au quotidien, cette nouvelle mérite quand même d’etre soulignée ne serait ce que pour se rendre compte des rouages de l’évolution des jeux d’argent en ligne dans le monde.
C’est par la déclaration de son président, Ivan Gasparovic, que la Slovaquie vient de se positionner sur la voie de l’amendement des jeux d’argent en ligne.
Faisant partie de l’Union Européenne depuis 2004, une harmonisation de ses lois était nécessaire. Cette légalisation a donc des conséquences immédiates et il vient d’être publié que, des 2013, les machines à sous seront prohibées dans les pubs et les bars, la cigarette et l’alcool interdits dans les établissements de jeux et si ces mesures ne sont pas respectées, la police aura compétence pour faire fermer ces établissements.
La Slovaquie faisait jusqu’à présent partie des rares pays ou les jeux d’argent n’avaient pas de cadre spécial et qui donc échappaient à tout contrôle.
Toute une batterie de dispositions sont en train de se mettre en place afin d’encadrer cette activité. Le jeu responsable est mis en avant ainsi que la limitation à l’addiction. Par exemple, concernant les machines à sous, il a été décidé qu’entre chaque partie, une pause de 15 secondes serait obligatoire.
Toutes ces précautions rassurent certains et font crier au scandale d’autres, comme les propriétaires des casinos de Slovaquie. Ils affirment déjà que ce nouvelles mesures auraient pour conséquences un manque à gagner de près de 40 millions d’euros. De plus, aucune contre partie n’est respectée puisque la taxe sur les machines à sous augmente dans le même temps : elle passe de 400 à 1 900€.
Pourtant, la Slovaquie est devenue, avec l’effondrement du communisme et son accès à son indépendance en 1993, un pays ou les casinos marchent très bien ainsi que l’industrie du jeu. Nous retiendrons le Regency Casino par exemple ou l’ensemble des casinos appartenant au groupe Casinos Slovakia.
Attendons de voir si les législateurs assoupliront ces nouvelles mesures sous la pression de ce lobbying.