Depuis la légalisation des jeux d’argent en ligne, le président de l’ARJEL, Jean-Francois Villote multiplie les interventions et n’hésite pas à faire part de ses opinions et analyses.

Personne ne doute qu’il ait des choses intéressantes a dire mais ces prises de paroles sont la très certainement aussi pour assurer du dynamisme et de la réactivité de l’organisme qu’il préside depuis Juin dernier.

Son bilan est sans appel : les paris sportifs ne sont pas à la hauteur des espoirs et des moyens investis. Le football par exemple, représente seulement 56% des paris en ligne.

Il précise et la, il faut lui donner raison, qu’il ne faut pas se fier aux résultats obtenus pendant la coupe du monde de football. En effet, phénomène interplanétaire, les paris sportifs à ce moment la, ont décuplé pour des raisons évidentes, les chiffres parlent d’eux-mêmes, 25 millions d’euros par semaine.

Seulement voila, des lors que la France a été sortie de la grande fête, et ce, malheureusement tres prématurément, les joueurs se sont calmés et l’enthousiasme a considérablement ralenti.

Et même si les paris hippiques s’envolent (261 millions d’euros en quatre mois), le sport et le poker en ligne déçoivent. Concernant le poker, quelques éléments dissuasifs expliquent la frilosité des joueurs : les joueurs de france ne peuvent pas se mesurer aux joueurs en dehors, les taxes ainsi que les droits aux paris sont beaucoup trop importants, et les taux de retour pour les joueurs sont peu élevés.

Alors évidemment, il est de bonne guère que chacun, vu les bilans sommes toutes decevant, tire la couverture de son cote.

L’ARJEL par l’intermédiaire de son représentant, accusent les sites de jeux en ligne de ne pas être a la hauteur malgré la déferlante du Net jouant en leurs faveurs ; les responsables de ces mêmes sites, reprochent a l’ARJEL de leur imposer des conditions drastiques et de les limiter dans leur champs d’action. Et ne parlons même pas de l’incohérence juridique qui exclue automatiquement les casino en ligne de bénéficier de cette loi de légalisation.

Enfin, le président de l’ARJEL conclue sur ce qui fait sa fierté et son cheval de bataille, l’addiction au jeu. Il souligne que l’organisme qu’il préside veille scrupuleusement a ce que la commission qu’il a mis en place et qui est composée de psychologues, addictologues et de spécialistes des jeux en ligne soient extrêmement vigilants sur ce sujet.

Il serait intéressant et plus constructif que, au lieu de se renvoyer éternellement la balle, l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne et les responsables des sites de jeux, puissent se rencontrer afin de trouver des solutions efficaces face a ce malaise qui sévit en France.